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L'ACTU SOLIDAIRE
29 JUILLET 2011 | DIH
Vous souvenez-vous de Martine L., partie un mois en chantier international en Inde avec Asmae – Association Sœur Emmanuelle ? De retour en France, elle nous confie tout sur sa mission, ses ressentis et ses futurs projets…
Rappel : L’équipe de volontaires est intervenue auprès d’enfants dont les parents viennent à Pune (au centre-est de l’Inde) pour trouver du travail. Ces enfants ne sont pas ou peu scolarisés et sont laissé à eux-mêmes durant la journée. L’association Tara Mobile Creches se mobilise donc pour qu’ils reçoivent une éducation informelle et met à disposition des locaux, des animateurs et une cuisinière pour accueillir les enfants. Les volontaires sont venus à sa demande afin de mettre en place, avec les animateurs locaux, de nouvelles activités pour les enfants, qui leur permettront de s’exprimer librement en favorisant leur assurance.
Comment les animateurs locaux et les familles ont-ils accueilli le projet et votre présence ?
Ashwini, la coordinatrice d’Asmae sur place, avait préparé notre arrivée depuis quelques semaines avec Tara Mobile Creche et l’équipe des animateurs. Notre arrivée était attendue et nous avons été accueillis par les enfants avec une cérémonie de bienvenue spécifiquement indienne. Nous avons tout de suite senti que notre présence serait bien acceptée.
Comment les enfants ont-ils réagi lorsque vous leur avez présenté vos nouvelles activités ?
Les enfants étaient très curieux et très enthousiastes. Après un temps d’adaptation à chaque nouvelle activité (compréhension et réalisation), ils participaient volontiers. Ils mettaient tout leur cœur à bien faire et n’hésitaient pas à recommencer de leur propre chef afin d’obtenir le résultat qu’ils désiraient pour nous le montrer et obtenir notre accord. C’était un tel plaisir de voir leurs yeux briller à l’annonce du « tan » (joli) traditionnel et repartir tout joyeux pour parfaire avec un nouvel essai.
Votre équipe a-t-elle réussi à atteindre les objectifs fixés ?
Oui, dans la mesure où nous avons réussi l’échange culturel attendu et animé les enfants avec l’équipe locale qui a intégré nos activités dans son programme, tout en nous faisant participer à son action quotidienne.
Pour moi, c’est un chantier de « solidarité » qui a rempli une bonne partie de ses objectifs.
Quel était votre propre rôle pendant la mission ?
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de rôle. Nous avons tout simplement mis notre énergie et nos idées au service des enfants afin qu’ils prennent conscience de leurs possibilités et confiance en eux-mêmes.
Comment avez-vous géré les différences culturelles au quotidien ?
Nous avons pris le temps d’écouter et essayé d’intégrer nos activités tout en les adaptant à la demande de l’équipe locale. Certaines de nos idées étaient approuvées, d’autres n’ont pas été retenues. Quelques activités ont été nettement demandées. A chaque fois, nous avons discuté et partagé les avis avant toute intervention ; cela a évité les malentendus et nous n’avons pas eu de gros problèmes à gérer.
Ce chantier s’est-il déroulé selon vos attentes ? Si oui / non, pourquoi ?
Ce chantier s’est bien déroulé selon mes attentes. Par expérience, même si nous n’avons réalisé qu’une partie des projets que nous avions préparés, nous les avons réalisés en formant une équipe solidaire et internationale au bénéfice des enfants. C’est ce qui est important.
Comment s’est passé le retour en France ? Avez-vous eu un débriefing avec Asmae – Association Sœur Emmanuelle ?
Il y a toujours un temps de retour avec réadaptation et mise au point personnels. C’est un point de passage du chantier qui est facilité par une « journée Yalla » organisée par Asmae où tous les participants des chantiers de l’année se retrouvent pour échanger leurs expériences.
Quels sont vos prochains projets ? Souhaitez-vous repartir pour aider d’autres populations ?
Cela fait trois ans que je m’investis auprès d’Asmae en Inde. Je compte bien pouvoir encore participer à des actions en faveur des enfants en chantier de solidarité internationale et pourquoi pas amplifier mon action de manière plus régulière grâce à du bénévolat en France.
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