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L'ACTU SOLIDAIRE

7 SEPTEMBRE 2011 | AIDE ET ACTION

fondation pour la nature et l'homme

« L’EDUCATION EST UN DROIT HUMAIN FONDAMENTAL ; IL DOIT DONC ETRE DEFENDU ET ETENDU ».

Sébastien Bailleul, Responsable de la mobilisation locale chez Aide et Action, nous présente les valeurs et les actions de son association.
Rencontre avec un homme convaincu et convaincant…

Quelles sont les valeurs de l’association « Aide et Action » ?
Aide et Action agit pour un monde où la dignité est assurée par toutes et tous, femmes, hommes et enfants, grâce à l’éducation, levier du développement humain.

Notre engagement et nos actions sont fondés sur les valeurs de liberté, respect, solidarité, équité, intégrité.

En quoi consistent vos programmes de scolarisation et d’éducation ?
Libre de toute attache politique et religieuse, nous nous engageons à :
- agir pour le respect du droit à une éducation de qualité pour tous, particulièrement des enfants ;
- sensibiliser, mobiliser et influer pour que l’éducation soit un engagement mondial ;
- accompagner les populations dans la mise en place de leurs projets éducatifs ;
- promouvoir une éducation ouverte sur le monde, sa diversité et ses cultures ;
- développer le principe de solidarité et d’échange entre les cultures grâce au lien du parrainage.

Quelles sont vos missions en France et à l’étranger ?
Pour Aide et Action, l’éducation est à la base du développement des Etats, mais aussi des personnes. Aujourd’hui, malgré les efforts consentis, l’objectif d’une éducation de qualité pour tous est loin d’être atteint. Plusieurs facteurs sont susceptibles de freiner la poursuite de cet objectif. C’est en agissant sur ces freins, en sensibilisant et en appuyant les Etats et les populations dans la réalisation de leurs projets éducatifs qu’Aide et Action contribue à changer le monde.
Avec plus de 100 projets menés dans 22 pays, Aide et Action agit dans neuf domaines d’intervention : l’accès et la qualité de l’éducation, l’éducation à la vie, à la santé, des femmes et des filles, au développement durable et à la citoyenneté mondiale, l’éducation inclusive, la petite enfance, la migration et enfin, l’urgence et la post-urgence.

Rencontrez-vous des obstacles ? Lesquels et comment les gérez-vous ?
S’il faut reconnaître la volonté politique affichée de réaliser l’objectif d’Education pour tous, les Etats et organisations sont toutefois confrontés à de nombreux obstacles. La pauvreté des pays et des familles constitue le premier frein à l’éducation. En raison des faibles budgets de l’Etat alloués à l’enseignement, on observe, par exemple, dans les pays dits « en développement » un manque d’écoles et d’infrastructures, un manque de formation des enseignants ainsi que des conditions scolaires précaires. A cela, s’ajoute la précarité des familles. Les parents perçoivent souvent l’école comme peu efficace, ne justifiant pas les investissements nécessaires à la scolarisation des enfants. Il faut donc les sensibiliser et remédier à la précarité des ménages ainsi qu’à l’inaptitude du système scolaire à convaincre les familles de l’importance de l’école.

D’autres freins sont d’ordre socioculturel. Pourquoi, par exemple, aujourd’hui encore, des millions de femmes et de filles sont exclues de l’éducation ? Les raisons sont diverses : préférence aux garçons, mariage et grossesse précoces, insécurité à l’école, travaux ménagers… Aide et Action développe l’éducation des filles dès la petite enfance et sensibilise les mères à leurs droits fondamentaux.
Il faut aussi éliminer les stéréotypes des manuels scolaires représentant les femmes et les filles dans un rôle restreint.
Enfin, on peut identifier un troisième frein à l’éducation lié au handicap. Plus de 650 millions de personnes dans le monde vivent en situation de handicap. L’exclusion est sans aucun doute l’une des plus grandes violences faites à ces personnes. L’école, lieu de socialisation par excellence, pratique trop souvent la mise à l’écart. Pour répondre à cette souffrance, les stratégies d’inclusion peuvent apporter des éléments de réponse.

En quoi scolariser et éduquer les enfants peut-il les aider pour l’avenir ?
L’éducation est une pierre essentielle du développement. Elle a un impact direct sur la santé des communautés. Elle permet d’améliorer la participation démocratique, de lutter contre les discriminations et d’améliorer la croissance. Au-delà de ces effets, l’éducation est un droit humain fondamental. Comme tout droit humain, il doit être défendu et étendu.

Pouvez-vous vous décrire brièvement ?
J’ai 30 ans et suis diplômé d’un Bac+4 en communication, relations publiques et évènementiel. J’ai travaillée 1 an ½ chez Publicis, puis 3 ans ½ chez Action contre la Faim. Depuis novembre 2009, j’occupe le poste  de Responsable de la mobilisation locale chez Aide et Action.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous engager auprès des enfants ?
Après 3 ans ½ sur un poste de chargé de projet pédagogique chez Action contre la Faim, j’avais envie d’intégrer une structure pour qui la cause du respect des droits de l’enfant fait partie de ses fondements. C’est ainsi que j’ai rejoint Aide et Action en fin 2009.

Qu’est-ce que votre engagement solidaire vous apporte personnellement ?
Mon engagement solidaire en tant que salarié d’association me permet de mettre en adéquation mes valeurs personnelles avec celles de la structure dans laquelle je travaille.

Avez-vous un conseil pour celles et ceux qui aimeraient également s’engager dans les domaines de la scolarisation et de l’éducation ?

Je pense qu’un parcours solidaire se construit, mais ne s’invente pas. Il est important et utile d’avoir une certaine cohérence dans son parcours personnel, scolaire / étudiant et professionnel.